La même interdiction, dans trois fichiers
Les fichiers lus le 15 octobre 2026 sont ceux que la page de l’INRS sur le CACES désigne pour les trois recommandations de ce site. R.489A vise les chariots de manutention automoteurs à conducteur porté. R.485A vise les gerbeurs à conducteur accompagnant. R.486B vise les plates-formes élévatrices mobiles de personnel. La dernière page imprime mai 2026 : 2e édition pour R.489A et R.485A, 3e édition pour R.486B.
La section 3.3.1 de chaque fichier porte l’interdiction. Dans la R.489A et la R.485A, elle suit la phrase qui dit de quel test il s’agit. Dans la R.486B, elle est plus bas dans la même section. Le libellé ne change pas. Cette page s’arrête à ce libellé. Elle ne refait pas la personne du testeur, le plafond de la journée, ni les délais écrits plus loin dans la section.
Le CACES® ne peut être délivré que si toutes les épreuves décrites dans la grille d’évaluation pratique correspondante ont été effectuées, en situation de travail. Tous les moyens requis doivent donc être mis en œuvre pour le passage des épreuves pratiques (aucune simulation n’est admise).
Ce que la parenthèse vise
La parenthèse est attachée à la mise en œuvre des moyens requis. Les trois fichiers ne nomment ni un appareil, ni un logiciel, ni un film, ni une maquette. Ils ne décrivent pas un produit qui remplacerait l’engin.
Le certificat ne sort que si toutes les épreuves de la grille pratique correspondante ont été faites, en situation de travail. « Toutes » n’est pas « une partie ». « En situation de travail » n’est pas un récit de la manœuvre.
Cette page n’en propose aucun substitut. Ce site n’en vend pas. Répondre à des questions de son côté ne réalise aucune ligne de la grille pratique.
La grille entière, réalisée en continu
La section 3.3.1 commence par dire de quel test il s’agit. Le test comporte des épreuves théoriques et des épreuves pratiques. Les fiches sont celles des annexes A3/1 et A3/2. Cette page ne recopie pas ces fiches, ni le découpage par catégorie.
La sous-section 3.3.1.2 dit d’où viennent les épreuves pratiques, puis comment le salarié les enchaîne. La R.489A vise une catégorie de chariots à conducteur porté. La R.486B vise une catégorie de PEMP, et les épreuves de l’option quand il y en a une. Les deux renvoient à la fiche appropriée de l’annexe A3/2. La phrase sur l’enchaînement est, elle, la même dans les trois fichiers.
L’annexe A4/3 demande que la procédure de test de l’OTC prévoie les temps de référence, et elle dit ce qui arrive quand la durée réelle dépasse ce temps. Cette page ne reprend pas ce seuil.
Un test d’évaluation, comportant des épreuves théoriques et pratiques, est réalisé à partir du référentiel de connaissances et de savoir-faire défini en annexe 2 et des fiches d’évaluation fournies dans les annexes A3/1 et A3/2 à la présente recommandation.
Les épreuves pratiques permettant l’évaluation du savoir-faire pour la conduite en sécurité d’une catégorie de chariots de manutention à conducteur porté sont réalisées à partir de la fiche appropriée fournie en annexe A3/2.
Le salarié doit réaliser en continu l’ensemble de ces épreuves pratiques de façon fluide, sans hésitation ou ralentissement anormaux, dans la limite de temps prévue pour chacune par la procédure de test de l’OTC (voir annexe A4/3).
Les moyens requis, pas un décor
L’annexe 4 de la R.489A s’intitule description des moyens requis. Elle exige d’abord un site certifié pour une partie des tests, avec les équipements, les matériels, les aires d’évolution et les installations qu’elle définit ensuite. Quand le test n’a pas lieu sur un site certifié, l’organisme doit quand même remplir les exigences de l’annexe 4. La R.485A et la R.486B impriment cette phrase au même endroit, section 3.3.2.1. Cette page ne recopie pas les tableaux de surfaces, de charges et d’installations, et elle ne les attribue pas à une catégorie.
Avant la session, le testeur vérifie l’engin de la prise de poste et la présence de quatre documents : notice d’instructions en français, rapport de vérification générale périodique valide, examen d’adéquation, déclaration CE de conformité ou certificat de conformité. Ces documents restent disponibles pendant le test. La R.489A écrit « chariot », la R.485A écrit « gerbeur », la R.486B écrit « PEMP ». La liste des quatre documents est la même. Les minima d’équipements de protection, eux, ne sont pas les mêmes d’un fichier à l’autre. Cette page ne les mélange pas, et elle ne les recopie pas.
Le tableau de l’annexe A4/2 de la R.489A emploie, pour un point de dépassement de capacité, les mots « charge fictive ». Ce n’est pas la parenthèse de la section 3.3.1. Cette page ne fusionne pas les deux, et elle n’assigne pas la ligne à une catégorie.
Pour ce faire, chaque site doit comporter les équipements, matériels, aires d’évolution et installations nécessaires définis ci-dessous :
Lorsque les tests CACES® ne sont pas réalisés sur un site certifié, l’OTC doit s’assurer que toutes les exigences permettant d’effectuer les épreuves d’évaluation dans de bonnes conditions, telles que définies en annexe 4, sont remplies.
- Toutes les épreuves de la grille pratique de la catégorie, pas un extrait.
- En situation de travail : les moyens requis sont en place, ils ne sont pas remplacés.
- Le salarié réalise l’ensemble en continu, dans la limite de temps de la procédure de l’organisme.
- Sans cela, la recommandation dit que le certificat ne peut pas être délivré.
La formation qui répète les gestes n’est pas cette phrase
Une autre phrase parle des gestes des épreuves pratiques. Elle ne dit pas la même chose. Elle vise une formation qui se limiterait à préparer les questions du test théorique et à faire reproduire les gestes demandés le jour du test. Les trois fichiers écrivent qu’une telle formation ne suffit pas à remplir les obligations de prévention.
Dans la R.489A et la R.485A, cette phrase est dans la section sur les obligations de formation. Dans la R.486B, elle est dans la section sur le certificat, après les premières phrases de cette section. Le libellé se retrouve. L’emplacement, non. Cette page ne les confond pas.
La phrase sur la simulation est une condition de délivrance. Elle ne dit pas qu’un exercice fait avant le test, sur un autre support, est interdit. Elle ne dit pas non plus qu’il remplace la grille. Les recommandations rattachent l’obligation de formation à l’article R.4323-55 du Code du travail. Cette page n’ouvre pas cet article, et elle ne change pas une recommandation en texte de loi.
Une simple « formation au passage du CACES® », qui se limiterait à préparer le salarié à répondre aux questions du test théorique et à reproduire les gestes qui lui seront demandés lors des épreuves pratiques, ne suffit pas à remplir ces obligations réglementaires essentielles pour la prévention des risques.
Cette formation est rendue obligatoire par l’article R.4323-55 du Code du travail.
Mai 2026 ne date pas l’interdiction
Chaque fichier dit ce que la mise à jour de 2026 change. Elle suit le décret n°2025-355 du 18 avril 2025 et l’arrêté du 26 septembre 2025, sur le suivi de l’état de santé des conducteurs depuis le 1er octobre 2025. La section 5 ajoute que cette mise à jour n’a aucune incidence sur le mode de contrôle des connaissances et du savoir-faire en vigueur depuis le 1er janvier 2020.
Cette page ne présente donc pas l’interdiction de simuler comme un ajout de mai 2026. La section 5 ne date pas cette phrase. Elle dit sur quoi la mise à jour porte.
Elle n’a aucune incidence sur le mode de contrôle des connaissances et du savoir-faire qui étaient en vigueur depuis le 1er janvier 2020.
Qui délivre, et où cette page s’arrête
L’INRS écrit que huit recommandations définissent les modalités et le contenu des épreuves théoriques et pratiques, et que le certificat est délivré par un organisme testeur certifié après la réussite à ces épreuves, sous le contrôle d’un testeur personne physique qualifié dans cet organisme. Cette page n’en ouvre que trois. Elle n’étend pas la phrase lue dans ces trois fichiers aux autres familles.
Elle ne dit pas comment vérifier qu’un organisme est certifié. Elle ne reprend pas les catégories, ni la correspondance avec un certificat plus ancien. Lire cette page ne délivre rien.
Les Caces sont délivrés par des organismes testeurs certifiés (OTC), suite à la réussite aux épreuves théoriques et pratiques correspondantes effectuées sous le contrôle d’un « testeur personne physique » lui-même qualifié dans cet OTC.
À retenir
Foire aux questions
Un simulateur peut-il tenir lieu d’épreuve pratique ?
La même phrase est-elle écrite pour le gerbeur et pour la nacelle ?
Est-ce une nouveauté de mai 2026 ?
Répéter les gestes du test pendant une formation suffit-il ?
Cette page propose-t-elle un entraînement sur simulateur ?
L’employeur délivre-t-il le certificat ?
▸ Sources
- Recommandation R.489A, 2e édition, mai 2026, chariots de manutention automoteurs à conducteur porté, section 3.3.1 et annexe 4, Assurance Maladie (Cnam)
- Recommandation R.485A, 2e édition, mai 2026, chariots gerbeurs à conducteur accompagnant, section 3.3.1, Assurance Maladie (Cnam)
- Recommandation R.486B, 3e édition, mai 2026, plates-formes élévatrices mobiles de personnel, section 3.3.1, Assurance Maladie (Cnam)
- Certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (Caces). Ce qu’il faut retenir, INRS
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